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Rocher du Lion

Situé au pied du Ras-El-Hammam (Le Cap des Pigeons), le Rocher du Lion appelé localement Sidi Esayd, mesure pas moins de 17 mètres de hauteur, l’équivalent d’un immeuble de 5 étages. Il est surnommé ainsi tout simplement parce que sa forme rappelle la posture d’un lion assis.

D’ailleurs, le lion se révèle être un animal très présent dans la mémoire des Annabis comme le témoigne Louis ARNAUD dans son livre Bône, son Histoire, ses Histoires :
 » Enfant, vers 1890, j’en avais vu un au carrefour que forme le croisement des rues Gambetta et Perrégaux. Il était vieux et las, et paraissait avoir perdu toute vigueur. C’était un vieil indigène qui le tenait en laisse, comme un chien, et sans muselière, tant il devait être inoffensif. Le vieillard était fier de dominer enfin un lion, un vrai lion, en chair et en os. Mais depuis, je n’ai plus entendu dire, qu’il y en eut encore. Vers la fin du siècle dernier, cependant, quelques ravages dans les troupeaux d’alentour leur furent encore imputés. Il y avait encore un couple, car les lions n’aiment pas être seuls, qui circulait, disait-on, entre la forêt de l’Edough « .

L’histoire de la destruction du Rocher du Lion remonte à 1888, date de la construction de la batterie basse du lion au pied du rocher.
En 1914, au commencement de la première guerre mondiale, la marine française installe un poste photo électrique pour projecteur de 90 cm afin de monter la garde sur le rivage.

projecteur

Projecteur de 90 (cm) pendant la première guerre mondiale

En 1917 le Rocher du Lion, qui a traversé les siècles, est finalement détruit à la dynamite sous l’ordre d’un officier de la marine française : il gênait apparemment le balayage sur la mer des projecteurs à la recherche d’un éventuel sous-marin.